Digoin

L’étape Chagny – Palinges s’annonçait longue. Elle fut longue et fastidieuse. Famille avec enfants: évitez de la faire. Pour une raison incompréhensible, la piste cyclable ne suit pas le canal, mais gravit d’innombrables collines. De plus, la plupart du temps, nous sommes sur la route, avec peu de trafic, mais du trafic quand même.
Arrivés à une place de pique nique, nous rencontrons un couple de cyclistes qui nous disent que la piste cyclable continue à se perdre dans les collines… nous avons déjà 60 km dans les jambes, il nous en reste encore 20 jusqu’au camping et il fait une chaleur caniculaire… nous décidons de faire au plus court en empruntant la départementale qui, elle, longe le canal.
Le camping de Palinges, situé près d’un petit lac a beaucoup de charme. Tenu par un couple aidé de leur fille, l’accueil est chaleureux et efficace. La maman qui s’occupe de la réception nous propose de manger au restaurant du camping. Elle nous montre un gros autocar parqué un peu plus loin et nous dit que c’est le restaurant. Pas très envie de manger une portion de frites ou une part de pizza congelée… En même temps, ce camping est loin de tout et je suis crevée… La maman m’assure qu’on y mange de la vraie cuisine et nous inscrits pour 19.00 heures.
En attendant le repas du soir, je fais une lessive, jp répare les vélos et nous nous baignons dans le lac.
A 19.00, nous nous pointons au bus et là surprise… une jolie terrasse en bordure du lac, des tables joliment décorées de sets et de verres de couleur. Simple, mais efficace, à l’image de ce camping. Un menu à la française avec entrée, 2 plats à choix, fromage et dessert, le tout misant sur des spécialités régionales. Tout le repas est modulable selon les envies et les appétits. Papa est en cuisine et la fille au service. On sent leur plaisir à expliquer les plats de la région aux touristes que nous sommes.
A 4 heures du matin, le tonnerre me réveille. Je secoue jp. Nous mettons les sacoches à l’abri et plantons quelques sardines supplémentaires. 30 minutes plus tard, la pluie tambourine sur la tente…
Au matin, lorsque je me réveille, il ne pleut pratiquement plus, mais le ciel est gris. Difficile de dire comment ça va tourner. Nous décidons de partir, car à Palinges, il n’y a vraiment rien.
Arrivés à Parey le Monial ( à 16 km de Palinges!) sous une petite pluie, nous hésitons à prendre un hôtel. Voilà une semaine que nous sommes en route et une halte confort nous ferait plaisir. Nous constatons en regardant la carte qu’à 8 km, il y a une autre petite ville – Digoin – Et qu‘ après il y a à nouveau un trou de 70 km sans camping. Je propose de faire encore les 8 km jusqu’à Digoin, histoire de raccourcir l’étape de demain. Nous profitons d’une éclaircie pour arriver secs à Digoin où nous trouvons un joli petit hôtel. Ces voyages à la dure ont un avantage: Je m’émerveille d’avoir une salle de bain pour moi avec un distributeur à savon sur lequel il est écrit „savon douceur“. Voilà qui me change de mon bout de savon d’Alep qui me sert de savon, shampoing et produit de lessive!
Digoin est une toute petite ville où la principale attraction est le pont canal. Je me suis longtemps demandé de quoi on me parlait lorsque j’ai vu cette chose incroyable: le canal sur un pont qui enjambe la Loire! Absolument bluffant!
Sinon il y a une autre attraction à Digoin: la gestion des feux rouges trafic-piétons. Assis à une terrasse, jp et moi avons pu observer un petit carrefour en Y où régulièrement toutes les rares voitures passant là s’arrêtent, attendent sans que rien ne se passe et repartent dès que le feu est au vert. Quant aux feux gérant les piétons, ils passent du rouge au vert sans synchronisation avec les feux des voitures. Ainsi, une voiture qui a attendu pour rien à son feu rouge à toutes les chances d’écraser un piéton engagé sur le passage clouté sûr de son bon droit quelques secondes plus tard.
Envoyé depuis mon HTC

 

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