Les jardins de Sully

Hier, après avoir pédalé 70 km sous un soleil de plomb et être arrivée nauséeuse et migraineuse au camping, j’ai dit à jp qu’avec cette chaleur, je voulais de plus petites étapes. Donc, aujourd’hui grosses chaleurs et étape de 30 km.
Nous sommes partis vers 8 heures du camping de Briare, avons pris le temps de retourner au village pour acheter le petit déjeuner et boire un café. Puis départ en direction de Sully. Le parcours était magnifique. Nous avons commencé par un des fameux ponts canals, puis de petites routes serpentant dans la campagne et souvent ombragées.
En arrivant, la première chose que nous voyons est le château de… Sully. Premier château des dizaines à venir. Après avoir lu le bref descriptif apposé vers la porte, nous décidons de ne pas le visiter. Nous allons à la boutique où nous trouvons un guide poids plume des châteaux. Évidemment l’édition en trois volumes de 1600 pages chacun aurait été plus élégante sur ma bibliothèque… y penser lorsque je voyagerai en camion.
Après un petit tour dans la ville pour constater qu’il n’y avait rien à voir, nous allons au camping le bien nommé Jardin de Sully, camping très simple, mais ombragé. Le terrain pour les tentes borde la Loire et il y a un peu de vent. Nous passons l’après-midi à lire, faire la lessive, préparer notre étape de demain qui sera à nouveau longue. 60 km. Impossible de faire autrement. Il y a bien un camping à 40 km, mais de l’autre côté de la Loire, ce qui nous obligerait à rouler une grande partie de l’étape sur une départementale à fort trafic et à arriver à Orléans par le côté opposé au camping, tout ce que nous ne voulons pas. Nous partirons tôt et ce soir, en allant manger en ville, nous ferons nos courses, car nous perdons bcp de temps à nous approvisionner. L’approvisionnement est une de nos grandes préoccupations. Pour des raisons de poids et surtout de chaleur, nous renonçons à avoir trop de provisions. Mais la piste cyclable contourne les villages et bien souvent, faire le détour n’apporte rien, car il n’y a pas de magasin. Les habitants nous expliquent comment nous rendre au supermarché le plus proche, soit au mieux à 10 km! Un jour, comme nous n’avions plus rien à boire, des gens nous ont offert une bouteille d’eau. C’est dire! Depuis, nous avons acheté des bouteilles que je remplis consciencieusement chaque matin.
dav

 

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