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Arrivée

Nous sommes arrivés à Saint-Brévin lundi matin à 9.46 après avoir pédalé plus de 1300 km.
Nous avons vu de loin le fameux pont de Saint Nazaire dont beaucoup de monde nous avait parlé. Les plus folles rumeurs circulaient: interdit aux vélos, permis aux vélos mais très dangereux, impossible de le faire avec nos vélos beaucoup trop larges, obligation de prendre la navette, pas de navettes en septembre…
Le pont est magnifique et très élégant. Comme nous avions l’idée de retourner à Nantes en train, nous devions absolument trouver une solution pour passer le pont. Nous avons donc été voir le monstre. Alors… piste cyclable séparée du trafic par une ligne blanche. La piste est très étroite et le trafic très dense… Donc faisable, mais désagréable.
Une fois rassurés sur la possibilité de traverser le pont, nous avons cherché un camping.
Saint-Brévin est une toute petite ville très touristique. Non pas qu’elle ait de grands attraits – excepté sa grande plage de sable – mais elle est un point de départ, de passage et d’arrivée pour de nombreuses pistes cyclables. Quant aux autres touristes en camping-car, je n’ai pas vraiment compris pourquoi ils s’arrêtaient là.
Après 36 heures passées dans cette petite ville, nous avons compris qu’à part arpenter les 200 mètres de la rue commerçante et marcher de long en large sur la plage, nous avions fait le tour des choses à faire.
Nous avons tout de même trouvé le temps de participer à l’essor économique de la ville en nous achetant des casques de vélo très “style”.
Un peu désoeuvrés, un peu perdus d’être arrivés à destination, nous décidons de retourner à Nantes en vélo. En deux petites étapes, histoire de nous désaccoutumer en douceur.

 

Atlantik

digdigDie Ankunft am Atlantik ist perfekt. Die Loire ist schon sehr breit und dann sehen wir die 3 km lange Brücke, die sehr hoch die 2 Ufer miteinander verbindet. Über diese stark befahrene Brück werden wir noch mit den Velos fahren müssen um in Saint Nazaire den Zug zu nehmen, der uns nach Nantes zurückbringt. Das Wetter zeigt sich allerdings nicht von der besten Seite. Neblig und leichter Nieselregen.
In St-Brevin auf der Turisteninfo sagt man uns es soll besser werden. Zelt aufstellen und Wanderung am Strand. Es ist Ebbe und wir müssen weit hinausgehen um endlich wirklich im Atlantik zu stehen.
Obwohl der Ort nicht ganz klein ist und noch viele Touristen da sind müssen wir lange suchen bis wir ein geöffnetes Restaurant finden. Und wir sind nicht die einzigen. Nach und nach füllt sich die Creperie bis auf den letzten Platz mit anderen Touristen die nach langer Suche das einzige finden.
Bei uns keimt die Idee, statt die große Brücke den Heimweg unter die Räder zu nehmen. Was mir besonders daran gefällt, dass das ja dann Richtung Osten ist, der Anfang der ganzen Reise zum Schwarzen Meer.

Nantes et la suite

Vendredi matin, nous sommes partis en direction de Nantes où Christophe nous attendait pour midi.
Je ne sais pas comment jp se débrouille pour trouver son chemin, mais à 11.46, nous étions devant la porte de Christophe.
Nous avons commencé avec l’apéro et une dégustation d’andouille, puis Christophe, pour accueillir dignement ses amis suisses, a servi des huîtres et des langoustines… après ça, la sieste s’imposait!
Soirée tranquille dans le jardin et dodo.
Samedi, départ vers 9 heures pour aller visiter Nantes. Nous faisons un détour par la gare pour acheter nos billets de train pour le retour. Nous rentrerons vendredi 9 septembre et si toutes nos correspondances fonctionnent, nous arriverons vers 22 heures à la maison.
Nantes est une jolie ville, avec un château, une cathédrale (que nous avons oublié de regarder…), de jolies rues et des bâtiments art nouveau de toute beauté.
L’après-midi, nous avons été aux machines de l’île, la grande attraction de Nantes. C’est là que nous avons vu l’éléphant… il y a encore d’autres animaux, légèrement moins spectaculaires, mais tout de même impressionnants.
Nous sommes rentrés en fin d’après-midi chez Christophe qui avait passé sa journée à travailler dans son jardin. Jp lui a donné un coup de main pour terminer pendant que je prenais ma douche.
Aujourd’hui, grande et longue journée. Christophe a plusieurs oldtimers et une sortie était organisée ce dimanche. Nous nous sommes donc levés à 6 heures et 40 minutes plus tard nous étions sur nos vélos. Nous avons roulé 25 km, avons retrouvé Christophe et sommes montés dans sa voiture pour aller retrouver les autres. Petite balade tous ensemble, puis retour au lieu de rendez-vous où nous avons repris nos vélos et poursuivi notre route. Nous voici à quelques km de l’atlantique… Demain, petit déjeuner face à la mer!

 

L’apéro vient à nous

Nous avons l’idée d’arriver à Nantes vendredi et d’y rester jusqu’à dimanche, avant de repartir pour l’ultime étape de notre périple.
L’année dernière, lorsque jp a fait la Route 66, il a rencontré à plusieurs reprises Christophe qui habite Nantes. Aux dernières nouvelles, il vagabondait au Cap Nord avec sa moto. Nous lui écrivons pour lui demander s’il est rentré et si nous aurons l’occasion de boire une bière en sa compagnie. La réponse ne tarde pas. Non pas une, mais plusieurs bières et aussi un coin de jardin pour planter notre tente.
Une fois encore nous nous réveillons avant l’aube et à 7 heures nous sommes en route.
Une imposante Golf Wing rouge vient en sens inverse, fait demi-tour un peu plus loin, nous dépasse et s’arrête sur le bas-côté. C’est Christophe qui nous apporte de quoi nous désaltérer, fait quelques photos pour notre blog et nous propose de boire un verre au prochain village.
Tout en buvant une bière, iI nous apprend que le coin de jardin proposé est en réalité une chambre d’amis avec un lit et de vrais draps et qu’il nous attend demain pour l’apéro.
Après son départ, nous poursuivons notre route jusqu’à Oudon. Le camping est très agréable et nous parlons longuement avec un couple de retraités qui vadrouille en camping-car. Ils sont très intrigués par nos vélos et je propose au monsieur de les essayer. Il est enchanté de l’expérience.
Et si le camping d’Oudon est tout ce qu’il y a d’ouvert, le soir venu, pas un seul restaurant où manger au village. Les “vrais” restaurants sont fermés et les autres bars ne proposent que des boissons. Plutôt que de nous rabattre sur une pizza à l’emporter, nous allons au 8 à huit acheter un taboulé, une salade gourmande et un peu de fromage. Une petite topette de rouge et une mousse au chocolat noir pour le dessert complètent notre repas. Et à défaut de lessive, ce soir, ce sera vaisselle !

Tours

Arrivés à Tours, nous avons été agréablement surpris par cette jolie ville pleine de charme. Les magasins étaient bien sûr fermés puisque c’était dimanche, mais ce n’était pas grave, vu que je ne veux rien acheter, histoire de ne pas alourdir mes sacoches. Malgré tout la ville était animée et pas seulement par les touristes.
Nous avons trouvé un petit hôtel tout simple au centre ville tenu par des Vietnamiens. L’ambiance était très souriante et sautillante.
La cathédrale est magnifique et j’y est passé un long moment à lire des panneaux très instructifs sur les vitraux. Et cette année, Tours fête le millénaire de son St patron – St Nicolas – et à cette occasion un spectacle sons et lumières est joué chaque soir sur la place de la cathédrale. Nous y avons été après un délicieux repas libanais. Je me suis assise sur un banc avec deux alertes retraitées de 85 et 82 ans débodantes d’activités. Entre les parties de belote, le bénévolat, les conférences et les excursions des différents clubs de retraités dont elles font partie, elles étaient intarissables. Le jour même, elles s’étaient levées pas trop tôt – vers 8 heures – avaient pris un bus pour aller à une foire du livres, avaient écouté deux conférences, étaient rentrées en ville où elles avaient manger au restaurant avant de venir s’installer sur ce banc en attendant le spectacle. La dame assise à côté de moi l’avait déjà vu deux fois. Une fois assise sur le côté droit, l’autre fois à gauche et cette fois, elle était venue assez tôt pour être de face. Elle était ravie d’avoir eu la place qu’elle convoitait. Il est vrai que nous avons eu le temps de papoter plus de 50 minutes !
Lundi matin, nous avons hésité à rester une journée de plus à Tours, tant cette ville nous plaisait. Mais la météo annonçait une température idéale pour visiter les jardins de Villandry à quelques km de là. Nous nous sommes donc motivés pour partir et n’avons pas regretté notre décision, ces jardins étant magnifiques. Nous y avons passé deux bonne heures avant de reprendre notre route jusqu’à Bréhémont où nous voulions dormir. Nouveau village fantôme… Unique restaurant fermé le soir et l’épicerie fermée le lundi ! Nous poussons jusqu’à Rigny-Ussé. Le village n’est pas plus grand, mais il y a un château, donc des touristes, donc un magasin et un restaurant ouverts. La dame de l’épicerie m’explique qu’à fin août la haute saison est terminée et qu’il y a une petite prolongation jusqu’à mi-septembre. Bon… En visant les lieux touristiques, nous ne devrions pas avoir trop de problèmes.
Le camping a l’air fermé, mais un écriteau sur la porte nous informe que nous pouvons nous installer et que quelqu’un passera plus tard.
Aujourd’hui départ à 7 heures et petit déjeuner à Avoine. 60 km et une nouvelle crevaison plus tard, nous arrivons à Gemme, gros village où nous trouvons tout ce dont nous avons besoin. À la porte du camping, un écriteau nous apprend que la réception sera ouverte à 17.30 et qu’en attendant nous pouvons nous installer…

Amboise

Après avoir souffert d’insomnie une bonne partie de la nuit,  ce matin,  je dormais TRES bien quand jp m’a réveillée peu après 6.00 !  Et une fois de plus,  c’est grâce à lui si nous étions prêts au départ 35 minutes plus tard.

En route,  nous rencontrons une dame à vélo qui nous amène jusqu’à la boulangerie. Ce matin, trouver notre petit déjeuner ne nous aura pris que quelques minutes.

Aujourd’hui nous pédalons jusqu’à Amboise,  soit 50 km.  Arrivés au camping, nous nous installons, puis allons à la piscine municipale. En fin d’après-midi, nous allons en ville.  La chaleur est caniculaire. Je reste sur une terrasse,  tandis que Jp courageusement monte jusqu’au château.  Puis nous allons dans un parc pour lire en attendant l’heure de manger.  Mais il fait si chaud que je propose à Jp d’acheter une salade et de retourner au camping où nous serons loin de la fournaise de la ville et où nous pourrons prendre une douche.

Demain,  il devrait faire moins de 30… et nous pensons dormir à Tour, dans un hôtel. Besoin d’un peu de confort et de me retrouver dans l’animation citadine.  Mais seulement s’il fait moins chaud…

 

 

Ma petite cabane au Canada

Ce matin, à 6.30, jp effleure mon épaule. Je dors si profondément que je me lève et prépare mes sacoches en mode automatique. Jp, quant à lui, range ses affaires et plie la tente en 30 minutes, montre en main. Bel exploit!
Le soleil émerge à peine et la lumière dorée sur les champs est magnifique. Puis nous longeons la Loire et le contraste entre l’eau très bleue et les bancs de sable est grandiose. Nous roulons vite pour arriver assez tôt à Orléans, car la chaleur est intense. Tout à l’heure dans les sanitaires du camping, il y avait la radio et ils annonçaient que le département était en alerte jaune (?) canicule, que nous devions faire attention à nous et rester vigilants pour les personnes isolées. Bon! nous voici avisés!
Depuis quelques jours, les pistes cyclables sont souvent sablonneuses et, à cause de la sueur, nous arrivons le soir couverts de poussière. Donc lessive, lessive, lessive! A ce rythme, mon savon d’Alep qui me sert à tout laver (cheveux, corps et lessive) fondait à vue d’oeil. Je commençais à réfléchir aux alternatives qui s’offraient à moi quand hier soir, à Sully, j’avise une droguerie, mais une droguerie de mon enfance…. des étagères jusqu’au plafond pleines de produits divers. J’entre et un monsieur qui fume le cigare me demande ce que je désire. “Un savon d’Alep? Bien sûr. Par ici Madame…” Je lui aurais sauté au cou de soulagement.
Aujourd’hui, en arrivant à Orléans, nous réalisons que le camping est bien loin du centre. Vu la chaleur, 36 degrés, il est vite clair que nous ne retournerons pas en ville… Mais le camping est grandiose. On nous attribue une place sur la pointe d’une petite presqu’île où nous avons l’impression d’être seuls. Ça fait très “Ma petite cabane au Canada”. Et autre exploit: nous avons trouvé un magasin ouvert juste avant d’arriver au camping, occasion pour nous de varier notre menu pain fromage en achetant un gaspacho et une salade de carottes. Et nous passons l’après-midi à lire, à prendre des douches et à faire des… lessives!
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